Inspire. Expire. Inspire. Bloque et plonge. Le monde s'obscurcit, s'éclabousse comme un miroir brisé autour de toi. Yeux clos pour éviter le chlore frelaté qui se distille dans tes veines. T'as fait un plat, tu flottes la tête à la surface, et puis tu coules.
Quelle idée.
Tu squattes l'horizon des bulles qui t'accompagnent, tu restes zen. Ici c'est chez toi, alors profite un peu tant qu'il te reste le pied marin pour survivre. Tu joues un peu du bout de tes pieds pas palmés, d'une poussée tu touches le fond, glisses sur le marbre de ta piscine dorée où tu te noierais bien, c'est là que tu te sens le mieux. Tu prends ton élan, te cambres et remonte assez sèchement.
Et puis rien.
La surface a disparu.
Tu brasses l'eau, manques d'air, ouvres un œil malgré la douleur. Rien. À peine l'éclat des néons sous des vagues que t'aperçois à peine.
Alors quoi ? Ça y est, tu paniques ? Non. Tu t'en fous. Tu te contenteras bien de couler.
De sombrer.
Et de faire semblant.
Ça t'amuse.
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