L'extasie de tes mots gît dans ma tête comme un hoola-hoop arc-en-ciel
À l'image du tambour de fête, crucifie le mal qui me cherche
Je dormirai en toi comme dans un livre ouvert
Je lirai le silence des froissements de satin sur la forme de ton corps
Car ta peau de ciel mange mes peurs nyctalopes
Tu t'évapores au lever du soleil au pied de mon arbre-bonheur
Et que meure ma raison car sans toi elle se calligraphie sur les murs blancs de mon esprit
Murs bleus de mes rêves à l'accent terreur qui s'envolent jusqu'à la voûte de ta naissance
Murs noirs aux nuages d'argent et de sang
Chasse la stupeur de me sentir vivante
Tu possèdes les dons de nectar et d'ambroisie
À l'antithèse de moi tu fais la vie aiguë
Et d'un battement de cils tu modèles les volutes éphémères d'une surprise à chaque instant
Évanescent sans plus y croire, il pleut de mes yeux l'espoir de m'arracher mes boulets
Il m'arrive d'oublier que sans toi j'existe pour toujours dans les flammes de salpêtre
Au milieu de la douleur et des fourches aux griffes de chat
L'homme sans joie ni croix, jure-moi de me rêver du crépuscule à l'aube de ma nuit
Quand même la vie est mal foutue, parce que je vois mon frigo tous les jours pis je peux rien avaler, et toi je te vois pas mais ici je me goinfre de gorgées de lumière vive et chaque fois ça me remplit jusqu'au bord des yeux.
RépondreSupprimerEt je sais pas pourquoi j'ai toujours un arrière-goût de crocodile qui m'arrache la gorge quand c'est fini.
Tu me fais hurler de partout.
Pourtant il me semblait qu'on avait arrêté de croire en l'illusion de vivre d'amour et d'eau fraîche depuis au moins dix ans. Comme quoi on retrouve des bouts d'enfance planqués dans des endroits improbables, et même au détour d'une liste de mots donnés au hasard par les gamins de ma classe de rhéto.
RépondreSupprimerLe crocodile c'est pour les dents acérés qui te mordent le cœur, et là je plaide non coupable, mon pépé torturé. Mais je te bisouille fort pour compenser <3